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Journal de l’île - 30
oct 2010
1000 emplois à pourvoir dans la vente
à domicile
Jacques Conesfroy et Serge Munoz,
représentants de la fédération
de la vente directe.
Opération séduction autour du marché de la
vente directe, avec l’annonce de 1000 créations d’emploi
dans l’île d’ici trois ans.
“La vente directe, c’est l’école de la
vie et de la formation. Pas de contrainte de bureau, l’avantage
de travailler au rythme que l’on veut depuis la maison”.
Le tableau rose est dressé par Jacques Cosnefroy, délégué
général de la fédération de la vente
directe (FDV), qui s’est déplacé
dans l’île pour promouvoir un accord “historique”
signé le 21 septembre dernier entre le gouvernement,
Pole Emploi et sa fédération. Accord qui prévoit
la création de 100 000 emplois en trois ans dans le créneau
de la vente à domicile. A l’échelle
de la Réunion, l’objectif porte sur un volume de 1000
postes. Dans des secteurs d’activités
allant du commerce, au textile en passant par l’alimentaire
ou les nouvelles technologies. Vendeur à domicile, c’est
effectivement un emploi à la carte, sans astreinte, mais
qui ne garantit pas de revenus fixes. Pour bien gagner sa croûte
et prétendre à une bonne couverture sociale, il faut
multiplier le porte-à-porte.
“DE 3 À 5000 EUROS PAR
MOIS”
Et convaincre les clients d’acheter un produit, qu’on
peut se procurer dans la grande surface du coin. Une gageure ? Non,
d’après les professionnels. Qui mettent en avant “la
grande qualité des produits proposés, le lien de proximité
avec le client, l’atout de la fidélisation”.
Serge Munoz, représentant régional
de la FDV et patron d’une entreprise de cosmétique
et parfumerie - Frédéric
M - assure ne pas connaître la crise. “Dans
l’île comme en métropole, notre activité
ne cesse de progresser”. Quid de la rémunération
des vendeurs ? “A temps plein, un bon vendeur
peut empocher entre 3 et 5000 euros.
En revenu complémentaire, on peut compter
de 200 à 400 par mois”, estime-t-il.
Dans l’île, la vente directe ne représente qu’un
marché de niche, porté par quelques dizaines d’entreprises.
Le créneau pâtit encore d’un syndrome de la précarité.
Réputation qui n’a plus lieu d’être selon
Jacques Cosnefroy. “Aujourd’hui, notre
secteur d’activité est reconnu économiquement
viable. Avec cet accord, l’objectif est d’ouvrir des
possibilités aux porteurs de projets autant qu’aux
demandeurs d’emplois”
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